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 Quand s'installe le désespoir.

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CrileLoup
Flodeur pas beau ! Booooo !


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Date d'inscription : 31/08/2005

MessageSujet: Quand s'installe le désespoir.   Mer 7 Sep à 16:34

D'un pas pesant empreint d'une triste lassitude, un Elfe pénètre dans l'élégante bâtisse qui, pensait-il, ne pourrait, par sa beauté, que l'aider à alléger son tourment.

- "Dame Illyanie ?" demande-t-il à l'Elfe qui arrangeait quelques tasses sur une étagère.
- "Pour vous servir, voyageur, que puis-je pour vous ?"
- "Oh... peu de choses en vérité. Je voudrais séjourner quelques temps dans votre petite communauté, si vous le voulez bien", répondit le barde d'une voix douce. D'un geste lent il bascula sa capuche, révélant un visage fatigué. "Je ne vous causerai aucun tracas, soyez en assurée." estima-t-il utile d'ajouter en déposant d'avance quelques pièces.

La dame l'observa un instant, jaugeant son visiteur, puis, satisfaite de son examen, l'accueillit généreusement en lui offrant un thé brûlant en guise de bienvenue au refuge du Pic des Serres-Rocheuses.

Ce n'est qu'une bonne dizaine de minutes plus tard qu'elle commença à s'inquiéter du silence qui régnait là où son visiteur aurait dû se tenir, sirotant tranquillement à petites lampées prudentes. Mais en fait de sirotage, l'individu s'était écroulé sur la table, accablé de fatigue. D'un sourire attendri elle desservit théière et tasse vide, balayant au passage les quelques miettes de l'unique galette que l'individu avait à peine entamée.

La nuit était fort avancée quand l'inconfort de sa position l'éveilla. Alors, incapable de trouver de nouveau le sommeil, il s'empara d'un chandelier et, après l'avoir illuminé, sortit de son sac son écritoire. Dans le profond silence du refuge on n'entendait plus que le grattement de la plume sur le parchemin.

Deux semaines bientôt qu'il était rongé par les affres d'une angoisse aux racines si profondes qu'elles menaçaient tout son être, deux longues semaines au cours desquelles il avait reparcouru chaque coudée de terrain qu'ils avaient découvert ensemble, cherchant partout un signe, une trace. Sa Louve n'avait pas reparue. Sa disparition avait été aussi soudaine que douloureuse et il y avait épuisé la presque totalité de ses ressources.

***

Ma Louve a disparu, subitement, sans prévenir,
Partout je l'ai cherchée, sur tous les continents,
Mes recherches furent vaines, pas une trace, nulle piste
Aucun signe de présence, je me sens mort-vivant.

Son absence au début était comme un poinçon,
Une douleur aigüe oubliée dans l'action,
Puis, les journées passant sans retour ni nouvelle,
La douleur s'est muée en une torture mortelle.

Est-elle morte ou blessée, captive ou retenue ?
Quel fut donc son destin, où s'est-elle donc perdue ?
Mon espoir s'amenuise sous les assauts du temps
Comme une lame qui hurle sous la meule en grinçant.


***

Mais le barde n'est pas satisfait de son travail. Il n'y trouve nul réconfort. Son esprit ne parvient plus à faire jaillir les mots du néant avec la facilité dont il était coutumier. Las, il repousse son ouvrage et fixe les étoiles, si brillantes à cette altitude, et se noie dans leur contemplation. Il voudrait pleurer, expurger par l'eau de ses yeux sa douleur... mais pour l'heure il n'en a même plus la force et c'est à peine si ses yeux grands ouverts finissent par s'embuer et s'écouler doucement.


Dernière édition par le Mer 7 Sep à 22:51, édité 1 fois
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Melynn
Flodeur pas beau ! Booooo !
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Localisation : Darnassus
Date d'inscription : 03/05/2005

MessageSujet: Re: Quand s'installe le désespoir.   Mer 7 Sep à 21:07

Assise dans l'herbe, dans un recoin isolé de la foret de Feralas, Melynn est perdue dans ses pensées.

Elle se remémore cet instant précieux, cet oasis de paix qui avait suivi la bataille ayant entraîné la chute de la Sainte Inquisition dans la foret d’Elwynn. C’est ici qu’elle avait rencontré Crileloup pour la première fois, la douceur de ses mots, la beauté et la profondeur de ses poèmes, l’avait touchée plus qu’elle ne l’avait cru aux premiers abords.

Les mots du barde étaient en parfait accord avec les émotions qui émanaient de son visage, toutes plus intenses les unes que les autres, jamais elle n’avait rencontré deux être si proche que le barde et sa mie, Aurorielle . Un instant Melynn s’était surprise a envié à la belle une si tendre et chaleureuse compagnie.

Melynn avait toujours eu l’esprit occupé par sa quête de paix, et surtout par la recherche de sa sœur, mais depuis qu’elle avait retrouvé Aldérande, petit a petit, Melynn pris conscience qu’elle avait enfin comblé ce vide qui était en elle depuis toujours… mais alors … quelle était ce manque si profond qu’elle ressentait encore ? … un besoin d’amitié ? Non, ses frères et sœurs du Clan Lunargent lui ont apporté plus de chaleur et d’attention qu’elle en aurait jamais attendue.

Seule dans la nature, loin de tout, Melynn pris conscience que son âme et son corp avaient soif d’autre chose, une soif révélée par les mots si tendre du barde, par la force et la beauté des sentiments qui semblaient les unir lui et sa douce compagne.

______________________________________________


Quelques jours plus tard, comme à son habitude, Melynn parcourait les enclaves elfiques afin de s’assurer que rien n’attentait à la quiétude ces lieux. Partant de Feralas, elle alla faire un tour à Auberdine ou de jeunes elfes ont toujours besoin d’un peu de soutient, elle poursuivi jusqu'à Astranaar si souvent victime des assauts des plus belliqueux membres de la horde, tout semblait calme, elle décida alors d’aller se recueillir dans la paisible enclave du pic des serres-rocheuses dont la tranquillité est sans égal.

Alors qu’elle s’apprêtait à s’allonger dans l’herbe pour prendre un peu de repos elle cru distinguer au balcon d’un bâtisse une silhouette familière. Pour en avoir le cœur net, elle monta dans cette demeure.

Un elfe était assis tourné vers l’horizon, plongé dans une lecture d’un vieux manuscrit, elle mit quelques instants à reconnaître le barde.

« Crileloup ?! »

Le barde parut surpris un instant d’entendre son nom, le regard qu’il lança a Melynn était intense mais masqué d’un voile nouveau qu’elle n’avait pas perçu lors de leur première rencontre. Ce voile disparut rapidement du regard du barde, mais pas de l’esprit de Melynn.

Crileloup interrompit sa lecture et accueillit chaleureusement Melynn la complimentant sur son sourire et sa beauté. Il l’invita alors à s’asseoir sous une arche de marbre au milieu du bosquet verdoyant du pic des serres-rocheuses afin de converser paisiblement.
C’est ici, alors qu’elle était sur un nuage de candeur, que Melynn appris de la bouche du poète la disparition soudaine et inexpliquée d’Aurorielle, la tristesse du barde était immense, incommensurable. L’absence de sa mie lui était insupportable. Melynn ne supportait pas de voir souffrir l’elfe qui avait su insuffler à son cœur des émotions si douces, de tout son corps, de toute son âme, Melynn tenta de réconforter le barde.

Ces instants furent à la fois douloureux et magnifiques, et une amitié immense naquit dans les cœurs des deux elfes.
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CrileLoup
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MessageSujet: Lettre à Melynn   Jeu 8 Sep à 16:01

La voici repartie.

Il ne quitta pas des yeux l'hippogriffe tant que ce dernier n'eut pas franchi le col qui marquait la frontière du Pic des Serres-Rocheuses. A peine fut-elle hors de vue que le barde sentit de nouveau se creuser en lui le vide immense que la douce présence de sa visiteuse avait un temps masquée sans jamais l'effacer.

La sensibilité de la jeune Elfe était si vive qu'il se demanda s'il était judicieux de la revoir trop. Elle était encore si jeune et si fraîche devant les choses de l'Amour qu'il se sentait mal à l'aise de tant lui donner, craignant de lui insuffler des aspirations auxquelles il serait incapable de répondre. Il n'avait pas envie d'envisager l'avenir avec toute autre que sa Louve, pas tout de suite, pas avant que le Temps n'ait fait son oeuvre. Aurorielle était la moitié de son âme, et cette moitié s'affaiblissait d'heure en heure.

Il ne connaissait nulle meilleure façon de la remercier que de lui écrire, lui faisant profiter un peu de son art, la berçant de mots comme on berce un enfant ou comme on aime une soeur, d'un amour simple, sincère et non moins intense. Il fit rouler une petite perle dans ses doigts et se concentra en souriant presque malgré lui. Campée sur son hippogriffe Melynn ne pouvait ignorer le message de tendresse que lui transmettait la perle jumelle. Puis il sortit son écritoire, s'avisa qu'il manquerait bientôt de parchemins, et entama sa rédaction :

***

Douce Melynn,

Mon coeur est rongé par un acide que rien ne parvient à calmer. Je ne sais que faire. Je me sens même terriblement déplacé que de vous prendre à témoin de mon malheur, mais je vous ai ouvert une petite fenêtre sur mon âme, aussi je me permets de vous écrire.

Comme vous le savez maintenant ma promise a disparu depuis plus d'une décade sans laisser aucune nouvelle. Sans doute est-ce que je m'inquiète inutilement mais je désespère et ce sentiment est un poison qui lentement me vide de ma substance. Je ne serai bientôt plus que l'ombre de moi-même, fantôme errant au coeur ruiné de cendres.

Je n'ai même nul indice pour savoir où la chercher.

Alors, si dans l'immédiat l'eau de mes larmes trahit seule l'intensité de ma douleur, je me sens de plus en plus las et n'ai plus goût à rien. Je me sens diaphane et vide... Il ne me reste plus grand'chose qui me retienne ici... et vous en faites partie ainsi bien sûr que ma Nilianée et quelques très rares autres.

Notre rencontre dans ma retraite des Serres-Rocheuses fut un moment de magie d'une rare intensité, une parenthèse étrange, une sorte de stase improbable pendant laquelle mon chagrin s'est trouvé suspendu par votre seule présence. Votre vision fut celle d'une créature aussi belle que le jour, vos paroles furent un baume indicible sur mon âme lacérée. J'ai eu l'impression d'un diamant d'innocence dissimulé dans une gangue à peine dégrossie... Je ne sais plus à qui m'adresser, à quelle divinité me confier, devant qui déposer ce chagrin. Et j'ai trop peur de vous faire mal tant vous êtes jeune et tendre.

Je suis confus, je le sens, je le sais. Veuillez me pardonner.

Soyez patiente, je vous en fais la demande formelle et douloureuse. Nul ne peut savoir de quoi l'avenir est fait et j'ai besoin de temps pour veiller à ce que notre rencontre ne nous entraîne pas dans mon gouffre personnel mais bien au contraire soit un tremplin vers d'éventuels bonheurs.


Celui qui par la grâce de votre charme échappe au néant.
Celui qui ne peut vous offrir plus

ClL*rune*


***

Lentement il cacheta son courrier avant de le confier à Teloren. Le maître des hippogriffes trouverait bien à qui confier son message pour le poster depuis un endroit adéquat. Il reprit machinalement la petite perle dans ses doigts, la faisant rouler lentement. Mais il n'avait plus rien à donner, le vide qui l'habitait recommençait son lent travail de sape et toute son énergie était dévolue à cette lutte implacable. Si ce n'est pour sa Louve, alors pour Melynn, pour sa Nilianée, sa Protectrice, simplement pour sa famille ou pour toute autre, il devait trouver le moyen de surmonter son malheur. Il ne pouvait plus qu'espérer que Melynn comprenne bien tout le sens de sa missive. Il ne pouvait plus qu'espérer...
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MessageSujet: Re: Quand s'installe le désespoir.   Sam 17 Sep à 14:31

Ils se sont aimés, le temps d'un battement de coeur. Sa douleur s'est apaisée au contact de sa candeur et de ce contact de deux êtres à l'âme pure est né un espoir un peu fou, comme une pluie d'étincelles. Et ils en garderont éternellement un souvenir impérissable.


Dans ma nuit de douleur, votre doux nom résonne
Les troubles de nos coeurs se répondent en écho
Le vôtre est tellement pur et votre âme si bonne...
Le mien n'est que sécheresse, labyrinthes et fardeaux.

Et je me sens si las, faible tel un enfant,
Que je ne peux combattre contre nos sentiments.
Votre délicatesse est un baume de miracle
Qui fait céder les digues de mon âme en débâcle.

Alors je vous dis tout et je me livre à vous,
Sans pudeur ni retenue, je vous confie mon âme,
Une charge bien pesante, mais pourtant grâce à vous
Une étincelle d'espoir brille comme une mince flamme.

Et j'ai envie d'y croire, je me plais à penser,
Que la nuit la plus sombre a une fin lumineuse,
Si ma Louve est perdue, éviterai-je de errer
En me fiant à vos yeux, et vous renderai-je heureuse ?

J'ai si peur de blesser votre esprit généreux,
Qu'ai-je donc à donner à un être aussi preux
Qui me fait don de lui avec tant de noblesse
Et de gestes attendris, sans craindre ma détresse ?

Je ne suis, pour l'instant que promesses de douleur
Un gouffre de ronces drues qui promet le malheur
A qui s'approcherait trop de ce noir tourbillon
Et qui y brûlerait ses ailes de papillon.

Votre présence, ma muse, me manque désormais
Le piège s'est refermé sur vos beaux yeux d'azur,
Piège pour moi comme pour vous, victimes je suis sûr,
De cette malédiction qui se nomme l'amour.

Ce sentiment je ne peux vous rendre dans l'immédiat,
Que dans les strictes formes qu'on nomme amour courtois,
Veillez sur nous ma dame, ne m'abandonnez pas.,
Et pardonnez d'avance mon être indélicat.

Brutale ambivalence, orgueil démesuré,
J'exige tant de vous, je vous mets au supplice
Soyez forte pour deux car je ne peux éviter
D'éprouver moultes peines et tourments où je glisse.

Comment puis-je exprimer clairement mon ressenti
Quand tant de sentiments contradictoires s'opposent
Dans mon esprit fiévreux, ballotté et meurtri ?
Elune, je t'en conjure, ramène moi mon Aube.



D'un geste las il repoussa son écritoire, manquant de renverser la tasse que dame Illyanie venait de lui servir. Il ne l'avait même pas remarquée tant elle savait agir avec efficacité et discrétion. En d'autres circonstances son séjour ici aurait été un rêve. Il était un cauchemar dans lequel la visite de la chasseresse aux yeux d'azur avait mis une trop courte trève.
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MessageSujet: Re: Quand s'installe le désespoir.   Sam 17 Sep à 15:12

Bientôt deux décades...

Ce temps lui paraissait une éternité. La dernière fois qu'il avait revu sa louve remontait à dix-neuf longs jours. Au début il ne s'était pas inquiété. Elle aimait prendre son temps pour parfaire sa formation et il l'encourageait à celà, suivant de loin ses progrès. Il en nourrissait même une certaine fierté. Même si la guerre le répugnait et qu'il ne se battait qu'en dernière extrémité, il était rassuré de savoir qu'elle était de taille à se défendre. Quand ils s'entrainaient il admirait sa fluidité irréelle. Les occasions étaient rares cependant, trop rares à ses yeux. Quoi qu'il en soit, ces périodes de séparation ne l'empêchaient en aucun cas de lui évoquer par courrier les tendres sentiments qu'ils partageaient, avec des mots choisis.

Dix-Neuf jours qu'il n'avait rien reçu, que personne ne l'avait contacté. Au départ son esprit fut simplement égratigné par une impatience. En lui montait une tension, le genre de tension qu'il est si plaisant d'éprouver en prévision du plaisir anticipé de s'en libérer au contact de l'être aimé. Ils aimaient à en jouer et il ne s'était pas étonné outre mesure, savourant d'avance l'heureuse suprise qu'elle lui aurait sans doute réservée.

Puis passa un autre jour, puis un autre encore.

La tension se mua en angoisse progressivement, se muant en sourde douleur. Inexorablement une souffrance insidieuse faisait son nid dans son esprit. Chaque journée avait apporté son lot de peine supplémentaire, puis chaque demi-journée, et bientôt chaque heure.

Et ça faisait maintenant dix-neuf jours.

Dès le dixième jour il avait perdu le goût à croiser qui que ce soit. Il ne supportait plus de devoir faire un effort pour s'ouvrir aux autres. Il ne s'intéressait plus à leurs questions, il était las de leurs sollicitations. En arrivant au Pic des Serres-Rocheuses, il avait rompu tout lien avec la société, ou presque. Son esprit était rongé par une douleur qui, d'abord légère, l'avait finalement envahi tout entier. Toutes ses pensées étaient dirigées vers elle, vers ses propres interrogations. Il se noyait. Il repensait à tous les moments passés en commun, à tous ces rires, cette insouciance, ce bonheur échangé.

Maintenant La souffrance était une torture qui l'accablait et l'écrasait. Il avait désormais renoncé à y échapper. Son esprit ne parvenait plus à se libérer de ses questions et il était incapable de s'investir dans la moindre activité, même la plus ténue. Le seul fait de se nourrir ne lui venait plus à l'idée et le sommeil le fuyait. Il aurait voulu s'abrutir mais il avait depuis longtemps vidé ses réserves d'herbe à pipe. Et bientôt, il le sentait, il ne contiendrait plus ses larmes.
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